Windfoil - Test Severn Hyperglide 2

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Windfoil - Test Severn Hyperglide 2
5 juin 2019 124 Views

Conditions du test

Spot : La Ciotat

Vent de Sud entre 6 et 12 knt

Starboard Foil 144

Starboard Race avec Aile de 1000, et cale de 0,9mm sous le vis centrale de stab.

Voile Hyperglide 2 9m2 et Mat Apex Pro 530

Wishbone AL360 Race Team Edition en 190

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Montage

Aucune surprise concernant la façon de gréer une telle voile : c'est la méthode standard pour toutes les voiles de course. Deux petites Remarques :

  • Sur la 9 m, penser à remplacer le dernier camber du haut par la version rouge, Plus petit pour éviter trop d’appuis sur le mat.
  • Comme toutes les voiles Severn, utiliser de préférence une rallonge à 4 brins, ce qui permet d’étarquer sans forcer.
Pour un premier montage, je n'ai pas rajouté de spacer pour laisser les cambers les plus libres possibles, mais je pense qu'il sera nécessaire d'en ajouter au moins sur la première latte au dessus du wish.

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Sur l’eau

Dès la prise en main, pas de doute, on a bien une 9 m² dans les mains. C'est encombrant, quoi que raisonnable par rapport à ce que j'imaginais. Le Wish plutôt court (pour cette taille) et le poids contenu de la voile limitent les dégâts.

Le passage des cambers est également plutôt facile. Comme sur la version 1, il se fait en 2 temps, mais je n'ai jamais eu le besoin de l’accompagner avec la main comme c'était le cas sur la précédente. Pour moi, il y a donc une vraie amélioration de ce côté.

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Au Pumping, la voile offre un appui modéré, mais on peut compter sur la nervosité du haut de la voile pour trouver de l'appui dynamique. Par rapport à la version 1, il faudra s'attendre à une réaction différente. Comme on l'avait noté lors du test de la IRIS X, ces voiles à grand élancement nécessitent de jouer plus avec l’effet dynamique du mat, qu'avec la puissance au niveau du wishbone. Cela suppose plus de tonicité, et un bon gainage au niveau des abdos. Évidemment, ce sont des éléments qui ne troubleront pas un professionnel, mais qui ont une grande importance pour un athlète amateur moins entrainé.

À condition d'être en forme et techniquement au point, trois coups de pumping suffisent à propulser la planche hors de l’eau. Je précise que ceci est valable avec un ensemble planche + foil adapté à ce type de voile gigantesque. Comme je le précise souvent, plus le vent est faible, plus l'adéquation des éléments entre eux est importante. Quand tous les éléments sont réunis comme ici, l'efficacité est assez diabolique. Au cours de ce test, j'ai eu l'occasion d'effectuer des relances dans un vent probablement inférieur à 6 knt. Dans ce cas, le pumping est exténuant, mais à condition de ne pas lâcher le morceau, on arrive quand même à décoller. Je vous garantis que dans ces conditions, on y réfléchit à deux fois avant d'écourter un bord. On privilégie clairement les longs bords pour se reposer entre deux manœuvres. 

Une fois calé en vol, la sensation est assez magique. Le vent vitesse faisant son travail, on a un appui franc qui permet de remonter au vent et de garder de l'appui en permanence. C'est assez surprenant! Par contre, méfiance : on a vite fait de s'aventurer dans des zones où il sera ensuite quasi impossible de redécoller. Il faut donc être attentif, et savoir lire le plan d’eau, pour éviter un retour au ralenti sur plusieurs kilomètres.

En terme de stabilité longitudinale, l'ensemble HyperGlide 2 + foil starboad race permet de se focaliser sur le plan d’eau plus que sur la conduite flotteur. La sensation globale me fait beaucoup penser à ce que l'on ressentait en formula … avec une sensation de vitesse supérieure.

Dans les manœuvres, la version 2 de l'hyperglide est assez surprenante. Elle semble nettement moins encombrante que la V1, et avec des cambers qui passent mieux, j'ai réussi rapidement à boucler des jibes en l’air. Compte tenu de l'énergie nécessaire pour redécoller, je vous garanti que c'est loin d'être anecdotique. Certains utilisateurs ont mentionné une gène dûe à la bordure très basse, qui paraît il se coincerait dans les straps. De mon côté, et avec la F144, aucun problème de la sorte. Au contraire, je n'ai pas été gêné le moins du monde par cette bordure, et j'ai même trouvé qu'elle se calait parfaitement sur le pont.

Dans les conditions de ce premier test, je ne pourrai pas me prononcer sur la facilité de tenue de la voile dans les surventes, car le vent n'a pas dépassé 12 knt. Le creux a l'air très stable, mais vu la puissance de la voile, j'imagine qu'elle va vite devenir technique. Dans les conditions de vent très faible de ce test, j'ai enfin été agréablement surpris par le contrôle très correct aux allures travers est abattu. Suite à l'incroyable spectacle (et pas au bon sens du terme à mon goût) de l'épreuve de Costa Brava, et à ce test, le plus surprenant pour moi est d'imaginer qu'il soit possible d'utiliser ce type de produit dans un vent dépassant 20knt … c’est là que l’on mesure l’écart phénoménal entre un amateurs et un professionnel.

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Bilan

Je m'attendais à une voile monstrueuse, et j'avoue que de ce côté, c'est plutôt une bonne surprise. Finalement, l'utilisation reste raisonnable, même si elle est clairement destinée à des compétiteurs entrainés. Il est évident que je retrouverai avec plaisir ma 7m2, mais on ne peux pas passer sous silence à la fois le potentiel incroyable de cette voile (puissance, contrôle et aptitude au près), et les très gros progrès faits entre la version 1 et la version 2 de cette Hyperglide.

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#Test, #2019, #Severn Posted in: Windfoil